24
janvier
2019

Vœux à la circonscription

Plus de 200 habitants, responsables associatifs, acteurs économiques et élus de la circonscription ont répondu à mon invitation au Foyer municipal de Pont-de-Claix, pour partager une galette républicaine dans le cadre de mes voeux.


Un moment agréable d’échange pour revenir sur l’actualité parlementaire, sur les faits marquants de l’année 2018, sur le plan local et national, et pour tracer les perspectives de l’année 2019 qui débute. Et bien sûr se souhaiter à chacun le meilleur, pour une belle année d’engagement. 

 

Retrouvez ci-dessous une retranscription de mon discours : 

 

Je suis très heureuse de pouvoir vous accueillir ce soir à Pont de Claix pour ce temps de vœux que j’ai souhaité simple, chaleureux et sans autre prétention que celle de passer un moment citoyen tous ensemble.  

Merci donc à vous tous qui avez pris un peu de votre temps précieux pour y participer. Merci à vous tous qui, de l’Oisans, de la Matheysine, du Trièves, de l’agglomération grenobloise, du Vercors ou d’ailleurs avez bravé les routes et franchi les ronds-points pour être ici un soir de semaine. Je mesure les efforts que vous avez faits et j’y suis très sensible.

Merci également à la commune de Pont de Claix, pour la mise à disposition du foyer municipal. Merci à son maire Christophe FERRARI et à son adjoint Maxime NIFOSI qui nous fait le plaisir et l’amitié de nous accueillir ce soir.  A la convergence des vallées, pont de Claix nous semblait être le lieu parfait pour vous souhaiter une belle année. Au vu de votre affluence, j’ai l’impression que nous ne nous sommes pas trompés sur le sens des convergences.  

Je vous sais et vous sens impatients de dévorer votre 25ème  galette de l’année mais permettez-moi malgré tout de vous dire quelques mots avant de libérer vos appétits.

Je veux évidement, en tout premier lieu, commencer par vous présenter une nouvelle fois tous mes vœux pour vous et tous ceux qui vous sont chers.

Pour 2019, je vous souhaite bien-sûr la santé, sans laquelle rien n’est possible, et des projets sans lesquels rien n’a vraiment de sens.

Je vous souhaite les plaisirs simples et les joies partagées au quotidien avec ceux que vous aimez.

Je vous souhaite une année sereine, douce et engagée. Bref je vous souhaite à chacun et à chacune le meilleur pour les mois à venir.

Le « meilleur » permettez-moi également de nous le souhaiter collectivement… Nous, tous ici rassemblés, notre pays, nos territoire, l’ensemble des femmes et hommes de bonne volonté.

Je nous souhaite, toute la force du débat et la richesse de la tolérance.

Je nous souhaite de ne jamais céder sur l’essentiel et de toujours de tendre la main dans le respecter de chacun.

Dans une société qui oppose bloc contre bloc, je nous souhaite, enfin, de mieux comprendre les nuances et d’agir pour rappeler que l’intérêt général ce n’est pas la somme des intérêts de chacun.

Mon rôle de parlementaire, vous le savez, c’est de faire entendre à la représentation nationale la voix d’une sensibilité engagée pour la justice sociale, la protection de l’environnement, la laïcité, l’éducation, et l’égalité. 

Il est aussi de porter la parole de tous, au-delà des sensibilités ; de se faire l’écho de la voix de l’ensemble des citoyens pour que raisonnent à l’Assemblée nationale leurs problèmes et leurs attentes ; leurs idées et leurs solutions.

Mon rôle c’est aussi de défendre nos territoires, de rappeler, toujours et encore, les spécificités de la montagne et de la ruralité, de nos communes iséroises qui porte malheureusement assez peu à Paris, faute de combattants.   

 

Je n’ai pas la prétention d’avoir raison sur tout et les décisions que j’ai prises en votre nom sont évidemment critiquables, contestables. Je vous assure, en tout cas de ma détermination à écouter chacun et à défendre ce qui me semble juste.

La période des vœux est un temps privilégié qui nous permet à la fois de faire le bilan sur l’année passée mais aussi d’envisager ensemble les mois qui s’ouvrent devant nous. 

Cette année, à l’Assemblée nationale, j’ai essayé d’être utile. Sans sectarisme mais avec conviction, nous avons essayé, avec le groupe socialiste auquel j’appartiens d’apporter notre pierre à l’édifice. Je ne vous cache pas que l’exercice aura été bien difficile.

Vous connaissez pourtant ma volonté d’être toujours constructive et utile. J’ai pu la manifester chaque fois que les textes proposés allaient dans le bon sens.

Ce fut le cas :

-      en approuvant, malgré de nombreuses réserves, le projet de loi de confiance dans la vie politique,

-      en m’engageant dans les Etats généraux de l’alimentation

-      ou en prenant mes responsabilités dans le débat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie,

-      et dans la commission « droits des femmes » dont je suis vice-présidente.

J’ai également pu produire des rapports parlementaires : 

-      un pour avis sur les crédits énergie du projet de loi de finances pour 2019,

-      un autre pour l’évaluation de l’application de la loi montagne,  

-      et un dernier, enfin sur la privatisation des barrages.

Je me suis également fortement mobilisée pour défendre l’optionalité du transfert de la compétence « eau et assainissement » aux intercommunalités. Sur ce sujet, nous avons pu obtenir un compromis, certes bien imparfait, mais que je crois acceptable. Nous devons encore préciser les choses pour certains territoires, comme le Trièves pour lequel des situations particulières continuent d’exister, mais, soyez en certains, je ne lâcherai pas l’affaire…

Parce que dans une démocratie, l’opposition ne peut pas se contenter de s’opposer par principe, nous avons également formulé tout au long de l’année de nombreuses propositions qui auraient pu permettre, me semble-t-il, de rendre certaines lois plus acceptables et la situation de notre pays moins tendue… Malheureusement nous avons été peu entendus…

Je n’évoquerais pas ici les milliers d’amendements déposés sur les différents textes mais je voudrais attirer particulièrement votre attention sur le budget alternatif que nous avons proposé lors de l’examen de la loi de finances 2019. Un contre-budget construit, comme en 2017, autour du soutien au pouvoir d’achat des retraités, de l’accélération de la transformation énergétique de l’économie et de la réponse à l’urgence sociale. Un budget assis sur le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, la suppression de la flat tax et de l’exit taxe parce qu’une France plus juste c’est une France où chacun contribue selon ses moyens.

Dans un monde dans lequel 26 personnes détiennent autant que la moitié de l’humanité, l’équité commande tout autant que la décence de faire un geste fort pour plus de justice.

Nous avons, à cette fin, également pris l’initiative de demander un référendum sur le rétablissement de l’ISF. Il n’est pas question pour nous de faire du buzz en agitant des dispositifs qui n’existeraient pas encore mais bien de solliciter l’engagement du premier référendum d’initiative partagée. Ce mécanisme, issu de l’article 8 de notre Constitution, prévoit le dépôt par 185 parlementaires, au moins, d’une proposition de loi, transmise au Conseil Constitutionnel, puis, si elle est soutenue par au moins 10% du corps électoral, soit 4,7 millions de personnes, au Parlement.

158 parlementaires sont déjà mobilisés. Il en reste encore 27 à convaincre… si jamais vous croisez des députés ou sénateurs ces prochains jours… je ne puis que vous inviter à leur faire passer le message.

De nombreux textes ont été adoptés cette année, engageant une modification profonde de notre pays. Si j’essaie toujours de rester constructive et positive, vous le savez, je ne peux pas accepter le chemin que prend notre pays.

Je pense au passage en force de la loi travail par ordonnances, à l’augmentation de la CSG pour les retraités, à la baisse des APL, à la suppression de l’ISF, au recul sur l’interdiction du glyphosate, à l’indigne loi asile et immigration, à la suppression des emplois aidés, qui impacte directement de nombreuses collectivités, des écoles et des associations, à la suppression de la réserve parlementaire, qui prive de nombreuses communes et associations d’un financement indispensable à leurs projets, à la loi Elan qui met en grande difficulté les bailleurs sociaux…

Sur le fond, la dureté de la politique menée envers les plus fragiles et les cadeaux faits aux plus favorisés, ont beaucoup choqué et contribué, bien malheureusement, à la situation que nous connaissons. La démission de Nicolas HULOT a aussi illustré en quelque sorte la difficulté de lier les intentions et les faits et de soutenir « en même temps » la transition écologique et un modèle libéral dérégulateur.

Il y bien sûr les annonces présidentielles de fin d’année ont permis, sous la pression, quelques avancées, dont les plus significatives sont évidemment la hausse du seuil d’application de la CSG pour les retraités et l’augmentation de 100 euros de la prime d’activité qui vont évidemment dans le bon sens. Mais ces revirements brutaux sont particulièrement surprenants. En effet, pendant un an et demie, la majorité parlementaire nous a expliqué qu’il n’y avait pas d’autres chemin et pas de moyens à mobiliser pour les plus fragiles et les classes moyennes avant de lancer avec enthousiasme un ensemble de mesures qu’ils combattaient hier. Ce qui était infinançable et inacceptable est devenu souhaitable et soutenable… Etonnant non ?

Au-delà de ces sujets de fonds qui inquiètent et modifient profondément le visage de notre pays, je voudrais tirer devant vous la sonnette d’alarme concernant le fonctionnement de nos institutions.

Ces derniers mois notre Assemblée nationale, je vous le dis sans ambages, a mal légiféré… Acculés par la pression de l’exécutif, d’une majorité écrasante et sourdes et par l’actualité toujours pressante, nous, représentants d’un peuple exigeant avons mal travaillé. Je le dis sans langue de bois… nous avons, au-delà des sensibilités, précipité les décisions, bâclé l’étude des lois, fait l’impasse sur des sujets pourtant fondamentaux. 

Dans ce nouveau monde, la méthode est aussi discutable que le fond. Le choix de gouverner par ordonnances sur un texte crucial, la multiplication des textes soumis au Parlement sur des périodes courtes, ou encore le rejet de tous les amendements émanant de l’opposition illustrent malheureusement une certaine conception du rôle du Parlement et donc de la démocratie.

Le cas de l’interdiction du glyphosate, dont l’examen a été déplacé, au pas de course, au milieu de la nuit pour assurer une majorité bancale, est révélateur de cela. Finalement le Parlement n’est plus considéré que comme une chambre d’enregistrement, un théâtre sans spectateur, chargé de valider ce qui a été décidé ailleurs et par d’autres. Cette tendance existait peut être, soyons honnête, lors des précédentes mandatures mais atteint ici un sommet.  

Nous serons appelés dans les mois qui viennent à travailler sur une réforme institutionnelle dont on nous a quelque peu dévoilé les contours.

Sur le principe, cela me semble indispensable. Nos institutions doivent être revues et la crise de la représentativité que nous traversons nous engage à refuser le statu quo.  Dose de proportionnelle, encadrement du cumul des mandats… C’est une bonne chose.  Mais dans ce contexte, nul doute que nous trouverons toujours des partisans pour réduire drastiquement le nombre d’élus….

Pourquoi pas….si cela a du sens…  Mais franchement, en asphyxiant l’Assemblée, en réduisant le nombre d’élus locaux et en projetant de réduire le nombre de Parlementaires l’exécutif affaiblirait aussi l’un de ses contre-pouvoirs les plus efficaces. Nous l’avons vu cet été avec l’affaire BENALA… On a rarement raison tout seul, et le parlement, qui contrôle l’action du Gouvernement, n’est pas toujours inutile.

Je resterai pour ma part particulièrement vigilante lors de l’examen de la réforme à venir, pour que la représentation nationale conserve les moyens de remplir ses missions essentielles et continue de représenter l’ensemble des territoires.

Car ne nous y trompons pas, la refonte des circonscriptions et la baisse du nombre de députés se fera toujours au dépend des territoires ruraux, des territoires de montagne, des fameux territoires périphériques dont les ronds-points s’habillent de jaune. Ces territoires, certes moins peuplés, mais dont les spécificités doivent continuer à être défendues.

Je ne crois pas à la démocratie hors sol, je ne crois pas à la pertinence du travail de quelques législateurs qui seraient enfermés au palais Bourbon toute la semaine sans jamais croiser un habitant, une association, un agriculteur, une entreprise ou un élu local.

J’essaie pour ma part, toute l’année, d’être présente sur le terrain, sans chercher la facilité, sans jamais éviter le contact. C’est souvent très agréable, parfois plus compliqué, mais je ne pourrais pas concevoir mon rôle de porte-parole sans les conseils, les débats, les engueulades, les points de vue des centaines de personnes que je vois chaque semaine et dont je suis la porte parole. 

Et il en est de même pour les milliers d’élus locaux qui s’engagent pour leurs collectivités et qui donnent du temps pour les autres.

A l’heure de la crise de la représentativité, je nous invite à ne pas nous tromper de débat et à ne pas considérer les élus comme LE problème alors qu’ils peuvent être, je le crois, une partie de la solution.

De même pour les associations dont la réduction des moyens au nom de la réduction de la dépense publique présente un danger pour la République. Merci aux responsables associatifs qui, toute l’année s’engagent pour les autres et assurent par leur travail l’animation, la solidarité, la mémoire, l’accès de tous au sport et la culture en un mot la cohésion de notre pays. 

Les chantiers qui s’ouvrent seront importants et ils nécessiteront que nous travaillions fortement à Paris et ici en Isère. Le menu est déjà écrit :  Réforme Constitutionnelle, je viens de le dire, loi mobilité, réforme des retraites, loi sur l’organisation de la justice, loi santé, réforme de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat… il nous faudra veiller à ce que l’innovation et la modernisation dont on nous parle parfois comme d’une lubie, ne soit pas synonyme de recul des droits et que l’on n’assiste pas au détricotage de ce qui fait la force de notre pays.

Il en sera de même pour le maintien des barrages hydroélectriques dans notre patrimoine public. Vous savez que je me suis engagée, en lien avec vous tous, dans ce combat qui concerne particulièrement notre territoire et ses habitants. L’énergie n’est pas un bien comme les autres. Nos services publics, notre sécurité, l’indépendance énergétique de notre pays, notre maitrise des usages de l’eau nous commandent de ne pas laisser faire et de garder notre patrimoine. Des solutions existent… j’ai essayé de les mettre en avant dans le rapport que j’ai rendu au Gouvernement…

Au niveau local, je souhaite pouvoir continuer de jouer le rôle de facilitateur que vous m’avez confié. Faciliter les relations entre les collectivités et l’Etat, entre les associations, les entreprises, les citoyens et les structures publiques. Faciliter les discussions entre les collectivités elles-mêmes également.

Permettez-moi de saluer ici l’engagement et les coopérations entre les territoires.

Je ne voudrais pas conclure mon propos sans évoquer la situation et la crise que traverse notre pays. Chaque samedi depuis le 17 novembre, des milliers de Français expriment leur détresse et leurs interrogations sur un système qu’ils jugent injuste.  

Ce serait une erreur, à mon sens, que de tout applaudir ou de tout rejeter de ce mouvement nouveau qui a cristallisé les colères et agrégé les luttes. Je condamne bien sûr avec la plus grande fermeté les violences et les menaces inacceptables qui ont émaillé ces mouvements et souhaite saluer l’engagement des forces républicaines qui sont mises à rude épreuve depuis de longs mois.

Bien-sur il y a ces violences, inacceptables, je le répète, les outrances, les flous et les confusions mais nous avons vu également sur nos ronds-points l’émergence d’une parole nouvelle prise par ceux qui se taisaient depuis trop longtemps.

Notre responsabilité d’élus doit évidemment être de favoriser le débat et de permettre l’écoute de cette voix citoyenne légitime sans la confondre avec celle des casseurs.

Nous l’avons vu, quand les élus locaux, les syndicats, les oppositions politiques sont méprisés ;  quand les moyens des associations sont réduits, que les partis politiques et les corps intermédiaires sont désintégrés, il ne reste pas grand-chose pour se faire entendre… Tirons les leçons des erreurs commises et ouvrons le débat pour clore les hostilités.

Je dois vous avouer que je reste interrogative sur la motivation et les issues possibles du grand débat. Je ne suis pas dupe, comme beaucoup, sur l’exercice de communication politique que représente ce grand débat… Voulu par le président de la République, financé par l’Etat et mené par des élus locaux longtemps méprisés… Pour autant, nous devons souhaiter la réussite de l’exercice, nous devons souhaiter que la voix de chacun soit entendue et qu’un nouveau contrat social et politique nous permette d’avancer ensemble, sans laisser personne au bord du chemin.

En lien avec les gilets jaunes du Sud Isère, j’ai organisé une première réunion la semaine dernière avec une 50aine de personnes. Je souhaite pouvoir proposer d’autres dates, dans d’autres parties du territoire, avec d’autres citoyens, et travailler sur divers thèmes. J’ai également déjà fait part de ma disponibilité au 104 maires de la circonscription pour les accompagner dans leurs démarches.

Bref, sans être un soutien du Président de la République, vous l’avez peut être  compris, je nous propose de jouer le jeu et de faciliter l’expression de chacun. C’est bien là l’essence du rôle de porte-parole que vous m’avez confié.

Si la consultation est sympathique, n’oublions pas que l’enjeux de cet exercice inédit réside avant tout dans les propositions qu’elle permettra de formuler. Nous serons attentifs, tous ensemble à ce que de grandes décisions suivent le Grand débat.  Si la synthèse ne permet pas de mieux répartir les richesses ni de restaurer la confiance, alors de la grande désillusion naitra une colère plus grande encore. 

Je suis persuadée, pour ma part que nous devons aller loin. Lancer des états généraux de la fiscalité́, travailler sur une meilleure répartition des richesses et proposer un nouveau contrat démocratique.

Ce qui se joue en ce moment est plus qu’une crise d’un instant, c’est le symptôme d’un profond malaise. Un malaise qui a gagné d’autres pays, qui ont porté à leur tête, au Brésil, en Italie, aux Etats Unis, des responsables qui peuvent susciter d’autres malaises, plus grands encore.

En tout état de cause, face à ces difficultés, je nous souhaite de ne pas céder à la fatalité ou au découragement et de jamais renoncer à nous engager dans la vie publique, syndicale, associative, dans les entreprises, ou simplement auprès de nos voisins.

Notre monde ne tournera pas mieux en 2019 seulement parce que nous le souhaitons ou que nous l’espérons ; il sera meilleur seulement si nous nous y engageons.

Je vous souhaite à tous une belle année et vous assure de ma disponibilité pour mener ces combats à vos côtés.

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